Vestige

Et le cycle demeure, d’un rythme complaisant,

Comme mes paroles ici, de mon être passé,

Echo vestigial de l’écoulement du temps,

Sur les rives des rêveurs à l’esprit éveillé.

Le destin m’est le même que tout ce qui fut perdu,

Mes murs étaient hauts, mon aspect tout unique,

Et mes restes perdurent recevant comme un dû,

Des larmes de Scipion en mes atours puniques.

Contemplez impuissant la cruauté du monde,

Dans le chahut des vagues de n’être qu’un bruissement,

De ne laisser qu’un temps vos empreintes en ce sable.

Contemplez bienheureux la haute beauté du monde,

Dans les chants de cette terre d’être un élu vivant,

De façonner toujours vos rêves immuables.

Jérôme Lamandé

Bonjour mon ami,
Je joins ici un petit sonnet qui reprend la voix de l’une de ces coquilles, ruines d’êtres perdus, que tu as, en un sens, immortalisées. J’ai laissé une note explicative sur l’un des vers. Ces photos m’ont fait penser à l’écoulement du temps qui est donc le sujet de ce poème.

Note : La légende raconte que Scipion Emilien, général romain, aurait pleuré devant la cité punique de Carthage en flamme en pensant à la fatalité de la fin des civilisations. L’empire romain s’effondrera plusieurs siècles plus tard, la Cité Eternelle ravagée par les flammes.

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